Ségolène, chargée du développement des formations et des partenariats

Hello a tous ou plutôt devrais-je dire Suôr sdei,

Un peu plus d’un mois que je suis arrivée au Cambodge et j’ai l’impression que cela fait déjà plusieurs mois tellement je m’y sens bien. Si je devais aujourd’hui définir ce pays tant attachant, je dirais que le Cambodge est :

1. Le pays du sourire et du rire

Je suis arrivée le 6 septembre 2017 sous une pluie digne des moussons asiatiques mais accueillie par tous les sourires qui bercent désormais mon quotidien. Ces sourires m’ont permis d’être rapidement très heureuse ici à PSE. Que je me promène dans le centre PSE ou dans les rues de Phnom Penh ces sourires sont toujours omniprésents chez les adultes comme chez les enfants. Ces sourires viennent souvent jusque dans mon bureau car j’ai la chance d’avoir plusieurs visites par jour d’enfants auxquels je m’attache (je me suis rendue compte un peu plus tard que certains séchaient les cours à cette occasion mais ils ont vite été attrapés).

2. Une terre d’accueil

repas volontaires
Les cambodgiens sont un peuple très accueillant. Le soir par exemple nous dînons avec la belle équipe de volontaires français, dans le quartier de PSE. J’ai été étonnée au début de découvrir que nous dînions chez des cambodgiens qui ouvrent leur maison et s’improvisent restaurateurs. Tous les soirs nous sommes ravis d’aller soit chez Chita soit chez Channton, des cambodgiens d’une gentillesse extrême, qui nous cuisinent le fameux « bai cha » (riz frits) ou « bai mi » (nouilles frites) et nous offrent du thé glacé au jasmin.

3. Un joyeux bazar

En arrivant à Phnom Penh, j’ai été frappée par le manque d’organisation de la ville. Le Cambodge n’est pas encore marqué par de grands buildings, les rues sont formées par toutes les petites échoppes qui sont en réalité les maisons dont les salons se transforment en épicerie, en quincaillerie, en garage… La circulation est également amusante à regarder au Cambodge. Le code de la route n’existe pas comme vous l’imaginez, et la moto est le principal moyen de locomotion des cambodgiens.
Tous les jours je m’enrichis un peu plus grâce à de nombreux moments de qualité dans cet environnement paisible et joyeux. 

classe ségolène

Les semaines à PSE sont en effet bien remplies et ne sont pas de tout repos. Ma mission est géniale et très diverse. Je travaille notamment sur l’avenir de l’institut PSE qui correspond à la formation professionnelle en réalisant des études de marché, et en cherchant à améliorer nos formations. Je rencontre donc beaucoup d’ONG et entreprises afin de trouver  les meilleurs conseils mais également tenter de nouer de nouveaux partenariats. L’objectif est également de placer nos étudiants en stage ou de leur trouver des emplois.  En parallèle, j’ai eu la surprise d’avoir à dispenser 5h de cours de français par semaine pour une classe de 30 enfants, âgés de 13 à 16 ans (pas l’âge le plus évident !). Cette partie de ma mission est un véritable challenge que je suis prête à relever. Les enfants sont pour le moment très turbulents et j’ai beaucoup de mal à me faire comprendre car leur niveau est très faible en français, ils ne parlent pas bien anglais, et mon khmer reste encore très limité. J’essaie donc de faire preuve d’imagination pour que mes cours soient interactifs et ludiques.

En dehors des horaires de travail, nous essayons de passer le maximum de temps avec les enfants car après tout c’est pour eux qu’on est là.
Le midi, nous déjeunons à la cantine sur de grandes tablées avec les enfants et c’est une bonne occasion d’échanger avec ceux qui parlent anglais.

ségolène bisou

Ici, j’apprends donc le bonheur simple.

Ségolène